« Vos enfants mangent cru ? Ne changez rien ! » Parole de généticienne

Seule l’expérience forge la conviction. Katia, crudivore convaincue, en est témoin. Maman de deux adolescents éduqués selon ce mode alimentaire, elle a récemment emmené ses enfants à une consultation auprès d’une généticienne. Rien à voir avec leurs habitudes de manger vivant. Non, Sam et Peter souffrent tous deux d’un syndrome autistique dont il s’agissait de déterminer l’origine. Pour ce faire, toute une batterie de tests a été demandée, dont les inévitables analyses sanguines. « Au premier rendez-vous, la généticienne était catastrophée par nos habitudes alimentaires et notre hygiène de vie », explique Katia… Jusqu’à ce que les résultats tombent et que la professionnelle de santé avoue « n’avoir jamais vu, de toute sa carrière, des résultats sanguins aussi bons chez des ados. Même leur taux de vitamine D crève le plafond », s’est-elle exclamée, avant de conclure : « Surtout ne changez rien ! »

L’alimentation vivante choisie par Katia pour nourrir ses enfants ne change évidemment rien à la maladie dont ils souffrent par ailleurs. Mais les tests sanguins prouvent les bienfaits que chacun peut y trouver pour sa santé. Katia explique avoir su imposer cette alimentation tout en douceur. 26 mois d’allaitement suivis de purées de fruits crus… sans, bien sûr, « tout avouer à la pédiatre. » Car, la conviction pourrait vite se teinter de culpabilité.

Il est vrai que, pour les parents, l’attitude à adopter en société reste compliquée : « Avant les résultats, la généticienne a appelé ma façon de faire ‘’une alimentation non diversifiée avec exclusion.’’ » explique Katia. De même, Malicia, une de ses amies, explique : « Les rares fois où ma fille de 20 ans a dû consulter, je lui ai demandé de ne pas dire qu’elle était crudivore. » L’école, la cantine, les copains qui ont les poches remplies de sucreries… tout cela peut aussi s’avérer problématique : « J’ai choisi de ne pas élever mes enfants à la frustration », poursuit Katia. « Ils se tournent naturellement vers les fruits et les couleurs. Je tolère un écart pour un repas maxi. Quant aux sodas, c’est beaucoup trop sucré pour eux et ils préfèrent de manière instinctive un jus de coco. »
Être parents crudivores s’avère, semble-t-il, un long chemin de patience que Malicia préfère résumer par : « La vache ! Y’a du boulot ».

Blandine Bertrand

2020-08-05T09:36:30+02:00août 5th, 2020|0 commentaire

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