S’ouvrir à l ‘autre

Après avoir vécu une grande partie de ma vie (environ 29 ans je pense) sans être vraiment consciente, je me dis que ça aurait pu être sympa de le faire avant. Tirer les apprentissages de chaque moment, sans se prendre la tête bien sûr, plutôt que de fonctionner en mode automatique du style « métro, boulot, dodo ». Oser demander de l’aide plutôt que d’essayer de tout gérer toute seule (pour finalement m’écrouler…).
En tant que multipotentielle, je suis passionnée par l’apprentissage. Je dévore des livres ; je suis régulièrement des formations ; j’apprends au contact de la nature ; j’apprends au contact des gens et des rencontres ; j’apprends de mes expériences. Et je n’hésite pas à faire appel à un mentor ou un coach pour m’accompagner, au niveau personnel ou professionnel. Je conscientise beaucoup mes émotions et mes vécus, pour pouvoir garder ce qui fonctionne et changer ce qui ne fonctionne pas.

Je suis convaincue que tout le monde devrait se faire accompagner et soutenir. Dans notre société, il est parfois difficile de se lier aux autres. Nous avons perdu un certain sens de la communauté et donc une grande part de soutien collectif naturel. Nous avons tous besoin de moments seuls, mais nous sommes des êtres sociaux, nous avons besoin les uns des autres. C’est en se soutenant que nous devenons plus épanouis.

Et toi ? Comment vas-tu ? Est-ce que tu prends du temps pour toi, pour te poser et te reposer ? Pour faire des choses qui te font du bien et te font plaisir ? Sais-tu où tu en es et où tu vas ? Arrives-tu à profiter des bons moments ? As-tu l’impression d’avoir le pouvoir faire des choix conscients et de créer ta vie ou plutôt de subir les événements et d’avoir la tête dans le guidon ?

Pourquoi je pense que tout le monde devrait se faire accompagner

Aller chez un psy ou parler avec un coach quand on va mal est encore parfois tabou ou mal perçu, mais pourquoi ? Quand tu es malade physiquement, tu vas chez le médecin. Alors pourquoi ne serait-il pas naturel de voir un professionnel pour les maux émotionnels ?

Je crois vraiment au potentiel. Je sais que si on encourage quelqu’un, il grandit, tout comme si on critique quelqu’un, il rapetisse. Comme une fleur, comme un enfant, c’est l’attention et l’amour qu’on se porte à soi-même et qu’on porte les uns aux autres qui va nous aider à nous développer de manière saine !

Se faire accompagner, se former, être coaché, entouré, n’est pas une marque de faiblesse, bien au contraire, c’est une preuve de courage, d’ouverture d’esprit, une capacité à se remettre en question, une envie de grandir, s’épanouir, etc.

Songes-y un instant, deux cerveaux valent mieux qu’un. Souvent on tourne en rond avec ses propres idées. Même si tu lis, si tu étudies, si tu cherches, si tu regardes toutes les vidéos sur le sujet, il est fort probable que tu ne te poses pas les bonnes questions.

Je t’explique : tu es probablement souvent critique à ton égard sans t’en rendre compte, tu perds confiance en toi quand tu n’arrives pas à faire quelque chose, tu souffres en silence.

Je sais, parce que ça m’est arrivé, et ça m’arrive encore quand j’explore de nouveaux terrains. Si tu te fais accompagner, tu auras quelqu’un qui t’aidera à te canaliser, à avoir une autre perspective, à prendre de la distance, et donc à sortir la tête de l’eau ou lever la tête du guidon, si tu préfères. Et la personne qui t’accompagne, si elle fait bien son travail, ira chercher ta douleur pour la débloquer et t’apprendra ses meilleures astuces pour continuer sur ton chemin. Elle te laissera libre de tes choix, et t’apprendra à trouver en toi les ressources sans t’imposer sa vérité. C’est quand même mieux que d’attendre  de développer un burn-out ou un cancer, non ?

Comment concilier satisfaction et désir d’évolution ?

L’autre jour, quelqu’un m’a posé une question très intéressante. Où et quand s’arrête-t-on dans le développement et la compréhension de soi ? N’y a-t-il pas un moment où il faut savoir s’arrêter et s’accepter ?

Bien sûr, c’est là toute la beauté de la démarche. Se connaître est le chemin de toute une vie. Mais quand tu auras compris que c’est le chemin qui est la source de bonheur et non la ligne d’arrivée, alors tu pourras apprécier chaque instant, trouver la satisfaction et la joie de chaque nouvelle découverte, même dans les moments difficiles. Et tu sauras aussi prendre des moments pour « digérer » tes apprentissages.

Et c’est certainement en acceptant qui tu es et non en le niant que le processus d’évolution pourra commencer. Ce n’est en effet pas en luttant contre soi-même qu’on peut s’ouvrir.

Il est important pour moi d’avoir un impact. Si je suis heureuse, je peux faire briller ma lumière et ouvrir la voie. As-tu pensé à ce qui se passerait pour ton entourage et le monde, si tu étais vraiment heureux ?

Sylvie Meynier
Experte du burn-out chez les femmes multipotentielles.

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