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Foodwatch : on nous fait avaler n’importe quoi !

Publié le : 17 juin 2021Par

En 2020, et après sept ans d’actions coup de poing contre les fraudes alimentaires, l’association 100 % indépendante Foodwatch n’a pas baissé sa vigilance. Bien au contraire : le Covid fut une raison supplémentaire pour les lobbies agroalimentaires de tromper les citoyens en changeant certaines recettes sans modifier les étiquettes. Ahem. Les scandales s’enchaînent, dans l’incuriosité de la législation et du gouvernement. Alors, qu’y a-t-il vraiment dans nos assiettes ? Ouvrez bien les yeux avant d’ouvrir la bouche !

Dénoncer les scandales alimentaires

Foodwatch est une ONG européenne qui enquête sur les pratiques marketing abusives des industriels, dénonce les fraudes économiques, éthiques et environnementales. Ses objectifs principaux : faire interdire les pesticides et les additifs dangereux pour la santé, rendre l’étiquetage sur les emballages plus transparents et faire la lumière sur les pratiques de l’industrie alimentaire afin qu’elles changent.

Un vide législatif incompréhensible

« Les fabricants commercialisent des produits non conformes, mais aucune législation adaptée ne permet de les sanctionner pour leurs pratiques abusives.  Rappelons que c’est normalement le rôle des autorités publiques de mettre en place des règles pour protéger la santé de tous, souligne Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch France. Mais le gouvernement fait la sourde oreille, préférant croire les promesses des industriels plutôt que les études sérieuses de l’Organisation mondiale de la santé, de la Cour des comptes, ou de Santé publique France… » Entre 2012 et 2019, ont été menées moins de 33 % d’inspections sur la sécurité sanitaire des aliments, révèle le rapport annuel de la DGAL, Direction générale de l’alimentation, ministère de l’Agriculture.

Les fraudes alimentaires, sans culpabilité !

Souvenez-vous de ces récentes révélations : la contamination de laits en poudre pour bébés Danone et Nestlé par des huiles minérales appelées MOAH (des dérivés de pétrole reconnus cancérogènes, mutagènes et perturbateurs endocriniens) ; le scandale mondial des graines de sésame contaminées à l’oxyde d’éthylène (une substance toxique et interdite en Europe puisqu’elle est mutagène, cancérogène et toxique pour la reproduction – 4000 produits rappelés en France)…

Moins grave mais pour autant déloyal : Liebig a lancé cette année une soupe ‘Courgette et chèvre’ avec 0,1 % de chèvre en poudre, Vahiné a commencé à commercialiser une ‘gousse de vanille en poudre’ contenant à peine 30 % de véritable vanille (les ¾ restants étant des gousses épuisées et du sucre) ; et en plein débat sur la ré-autorisation des néonicotinoïdes (insecticides tueurs d’abeilles) pour la production de betteraves à sucre, Daddy affichait fièrement, sans scrupule : « Le sucre est une plante »… #DaddyPasCool.

Les enfants sont une cible privilégiée du marketing de la malbouffe : en vendant des produits trop sucrés, trop gras, trop salés et ultra-transformés, les fabricants et distributeurs de la malbouffe jouent un rôle majeur dans la situation de surpoids ou d’obésité des enfants en France, aggravant les risques pour la santé – 1 jeune sur 6 est concerné. « Surtout, ils font passer leurs produits pour plus sains et plus attractifs qu’ils ne le sont réellement, en utilisant des pratiques marketing qui visent ce public vulnérable, comme la désinformation sur les emballages et sur les publicités ». Foodwatch milite depuis plus de trois ans pour faire interdire la publicité mensongère à destination des enfants à la télé et sur Internet, et pour que cette interdiction soit inscrite dans une loi.

2020, grand cru

Un an après le lancement fin 2019 de sa pétition avec Yuka et la Ligue contre le cancer, Foodwatch vient de remporter une première bataille : l’interdiction des nitrites ajoutés dans l’alimentation, qui fait l’objet d’une proposition de loi. Celle-ci doit être débattue fin 2021, mais actuellement, les industriels de la charcuterie essaient de faire taire l’application Yuka qui vise une interdiction de ces additifs controversés.

En 2020, l’ONG a également épinglé des distributeurs qui vendent les formats familiaux ou « maxi » plus cher que les formats standards, des marques qui surdimensionnent sans raison apparente des produits qui finissent donc ‘pleins de vide’. « Certaines marques ont changé leurs pratiques et toutes les autres savent qu’on les observe et qu’on peut dénoncer leurs abus à tout moment dans l’année, se félicite l’équipe. Et par-dessus tout, les responsables politiques ont compris qu’ils allaient devoir agir pour ce que nous voulons tous : plus de transparence. »

Quant au logo nutritionnel Nutriscore, la bataille continue pour qu’il soit rendu obligatoire dans toute l’Europe. Pour l’instant, son utilisation est volontaire (il permet de comparer d’un coup d’œil la qualité nutritionnelle des produits dans une même gamme).

Enfin, le prochain enjeu de taille concerne le débat, d’ici 2022, des États européens pour décider de renouveler ou non l’autorisation du glyphosate de Monsanto en Europe. Pourvu que le dénouement ne soit pas le même qu’en 2017 !

Exigeons une alimentation saine pour tous

Les substances dangereuses pour la santé n’ont pas leur place dans nos assiettes et ne sont pas une fatalité ! Fin 2020, vous étiez près de 300 000 à suivre les actions de Foodwatch et à y participer : continuez à contacter l’association si vous constatez un abus en supermarché, et soyez ainsi acteur pour créer le changement. Voici une belle opportunité de participer au débat public, trop souvent implicitement confisqué.

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À propos de l’auteur

Journaliste pour la presse print & web, elle est spécialisée dans les thématiques maison, jardin, kids, santé naturelle. Passionnée par la décoration, l’écologie-la nature, l’empowerment, la cuisine saine et le yoga, elle est aussi maman de deux petits d’Homme. Depuis leur naissance, elle met tout en œuvre pour leur épanouissement : éducation bienveillante et positive, nourriture du corps et de l’esprit…

Commentaires

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Un commentaire

  1. » Le Chou Brave 5 juillet 2021 à 15 h 05 min-Répondre

    […] décembre 2020, avec La ligue contre le Cancer et Foodwatch, Yuka va encore plus loin et demande le retrait des nitrites dans toutes les charcuteries, […]

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