Cuisine vivante : les bases pour démarrer

Se lancer dans la cuisine vivante peut effrayer, rebuter, tant il s’agit là de revoir chacun des codes qui nous gouvernent depuis toujours. Et pourtant, rien n’est plus simple !

Un shoot de vitamines et minéraux

Au niveau culinaire d’abord, c’est bien un shoot de vitamines et nutriments purs que l’on donne à son corps à chaque repas. Les ingrédients « vivants », tous d’origine végétale, apportent une vitalité qui se mesure au-delà de la digestion. C’est bon, c’est beau, chatoyant de couleurs qui n’ont pas été détériorées par la cuisson, mais au contraire amoureusement choyées par Mère nature ; c’est, souvent, odorant comme une cueillette un matin dans le jardin. C’est aussi toute la vie qui s’en trouve transformée : bien plus facile au moment des courses comme de la confection des repas, et bien plus engagée en termes de respect de soi et de sa santé.

Fruits et légumes en quantité

La base de cette alimentation se résume aux deux éléments essentiels que sont les fruits et les légumes. Les choisir de saison, bio, locaux, c’est déjà faire un pas dans l’engagement à prendre soin de soi et de la planète. Les cruisiner vite : plus c’est frais, meilleur c’est. En fait, la plupart des crudivores débutants (en transition, dit-on) commence par s’appuyer sur des recettes. Elles sont pléthores dans les livres, sur Internet. Souvent goûteuses et magnifiques… « Tout ce qui se fait en cuit peut se faire en cru », précise Irène Grosjean, naturopathe défenseuse de cette crusine depuis des dizaines d’années. Et très vite, l’instinct prend le dessus : celui du corps plus que celui du palais, qui sait exactement ce dont il a besoin. Une envie de citron ou d’ananas, par exemple ? C’est signe que l’organisme réclame à être désacidifié…

Graines germées : le superaliment par excellence

Les graines germées font partie de ces aliments à ne surtout pas zapper quand on démarre la cuisine vivante. Un concentré de vie à elles toutes seules ! Pas compliqué à faire pousser, si ce n’est savoir que ces graines se séparent en deux familles : les mucilagineuses et les autres. Les premières, qui contiennent une substance visqueuse (lin, basilic, chia, roquette…) sont un peu plus délicates à cultiver, et les débutants ont sans doute intérêt à acheter un germoir adapté. Dans les deux cas, la seule contrainte est un rinçage ou léger arrosage matin et soir. Dans les deux cas, le plaisir est immense de voir se développer sur l’étagère de la cuisine ces petites graines vivantes. Presque magique. « Attention », précise également Irène Grosjean, « il ne s’agit pas de mettre 4 graines sur une salade, mais plutôt de mettre un peu de salade sur vos graines ! »

Des oléagineux et du frawmage

Indispensables également : les oléagineux, à faire tremper quelques heures ou une nuit avant utilisation pour augmenter leurs propriétés. Quelques amandes accompagnées d’un fruit, et voilà un goûter facile et sain. Mais les oléagineux sont aussi une base incontournable pour tout crusinier qui se respecte ! Qui a goûté une béchamel de noix de cajou, un lait végétal pur ou aromatisé, ou encore un « faux-mage » aux graines de tournesol ne regrettera jamais les pâtes fermentées vendues dans les crèmeries ! La palette de réalisation est immense, allant jusqu’au presque Parmesan qu’on aurait envie de saupoudrer un peu partout.

Les algues : la fraîcheur incomparable

Fraîches ou déshydratées ? Peu importe, mais la production algocole (algues comestibles) étant plutôt performante en France (Bretagne), il serait dommage de se passer de leur fraîcheur incomparable. D’autant qu’on les trouve de plus en plus facilement dans les magasins bio. Les algues font aussi partie de ces superaliments bourrés de vitamines et d’antioxydants. À consommer le plus souvent possible. Pour ce faire, rien de plus simple : il suffit de disposer chez soi d’un pot de tartare d’algues (qui supporte d’ailleurs la congélation) et dont les recettes sont facilement accessibles. À vous ensuite le délice journalier d’une petite cuillère iodée à disposer dans un rouleau de printemps ou à marier avec une poignée de graines germées : une union détonante !

Les légumes lacto-fermentés : le nec plus ultra

Vous aimez la choucroute (crue évidemment) ? Vous adorerez les haricots, butternuts, céleris, etc. préparés selon le même principe de la lacto-fermentation. Un procédé simple qui ne requiert que quelques pots hermétiques, de l’eau et du sel, et qui a l’immense avantage de décupler les vitamines des aliments (à l’inverse de la pasteurisation). Là aussi la magie opère lorsqu’on entend des « pschitt » du côté des bocaux ou que l’on regarde les bulles se former à l’intérieur. Les combinaisons où se mélangent légumes, épices et herbes aromatiques sont infinies et les livres sur le sujet ne manquent pas…

À découvrir, par exemple, sur la boutique du Chou Brave !

Blandine Bertrand

2020-10-08T12:05:15+02:00octobre 8th, 2020|0 commentaire

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