COVID 19 : les bons côtés qui dérangent

Un document édité par le centre patronal en Suisse en dit beaucoup sur ce que peuvent penser les dirigeants (vous remarquerez que je ne dis pas NOS dirigeants). En voici un extrait qui en dit long : « Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses : beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation… Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible… »

Un pas vers l’autonomie

Nous avons eu pour beaucoup le bon sens irréfléchi et naturel d’avoir commencé à cultiver notre nourriture. Eh oui, bon nombre d’entre nous ont commencé par s’organiser entre eux, chercher les fournisseurs de fruits et légumes locaux. Les plus chanceux qui ont un jardin se sont mis à jardiner… car oui, dans ce malheur, il y a la chance de la saison. Nous avons vu des villages entiers s’entraider. Des propriétaires de grandes parcelles les partager avec leurs voisins.La reprise en main de notre seconde fonction vitale ne s’est pas fait attendre. Et n’ayant pas eu l’opportunité de combler des faux besoins, nous avons pris plaisir à reprendre goût à des choses simples.

L’importance du contact humain

Nous avons chéri ces moments de contact virtuel avec notre entourage lointain. Nous avons pris le temps de ressentir l’autre même, à des milliers de kilomètres. La frustration créée par la séparation a fait aussi prendre conscience d’à quel point être physiquement avec nos êtres chers était vital pour nous. Combien d’entre nous ont craqué en croisant un ami dans la rue ? Nous sommes certainement des millions à avoir envie de sortir dans la rue et d’embrasser, saluer et aimer le monde entier.

Au XIIIe siècle, l’empereur Frédéric II, parlant déjà neuf langues (ce qui était plus que rare pour l’époque), a voulu conduire une expérience très particulière afin de tenter de découvrir la langue des dieux. Il demanda à ce que six bébés soient isolés du monde. L’ordre aux nourrices en charge des ces bébés était clair. Elles devaient les nourrir, les laver, les endormir mais en aucun cas leur parler ou les câliner. Frédéric II espérait que sans influence extérieure, ces six bébés se mettraient à parler la langue des dieux. Non seulement ils ne se sont jamais exprimés, mais cette absence de contact humain et de communication les a conduits à la mort…
Nous ne sommes pas faits pour vivre sans échanger, sans contact charnel ni amour de nos semblables.

Ouvrir les consciences

Un autre bon côté, c’est que nous avons eu le temps de penser et d’analyser l’information dont nous nous abreuvions machinalement. Le libre arbitre et l’esprit critique ont eu le temps de bien plus que pointer le bout de leur nez. Nous avons enfin pu prendre le temps de nous intéresser à ce qui nous est vraiment essentiel avec une conscience plus large.

Ce document marque clairement une des raisons pour lesquelles ces dirigeants vont devoir faire marche arrière. Il serait impensable pour eux que nous nous rendions compte que nous n’avons, en fait, plus vraiment besoin de tout ça. Et je vais vous dire un secret…. C’est déjà trop tard ! J’ai eu plaisir, dans ces moments de craintes, de voir les cœurs et les âmes s’illuminer.

Danny Marquis – Directeur du ChouBrave Magazine

Retrouvez-le sur Instagram : https://www.instagram.com/danny_marquis_lcb/

Source : https://www.centrepatronal.ch/documents/documents-utiles/cp-2020-04-15-fr.pdf

2020-05-12T17:12:25+02:00mai 12th, 2020|1 Comment

Un commentaire

  1. femmecalmeguerison 13 mai 2020 à 12 h 20 min- Répondre

    Merci pour cet éclairage très juste Danny

Laisser un commentaire