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Ceci n’est pas un complot

Publié le : 18 mars 2021Par

Le documentaire indépendant du réalisateur belge Bernard Crutzen décortique la manière dont les medias (belges en l’occurrence, mais le constat est le même partout) racontent le Covid. « Ce qu’ils disent, comment ils le disent, et ce qu’ils taisent. »

« En démocratie, la presse ne devrait-elle pas être le premier rempart contre les abus du pouvoir ? Dans cette crise, au contraire, elle semble accompagner le pouvoir, même dans ses délires ». C’est par cette phrase que Bernard Crutzen résume neuf mois d’observation du traitement médiatique de la pandémie, d’avril à décembre 2020.

L’idée du documentaire « Ceci n’est pas un complot » (disponible gratuitement sur Youtube) lui est venue alors qu’il devait rendre visite à ses parents fin mars, lorsque la pandémie était déjà à la une de tous les médias. Par sms, sa maman lui demande d’y renoncer car « cela pourrait être dangereux et… incivique ». Interloqué par ce terme probablement entendu à la télé, Bernard Crutzen est aussi étonné de constater à quel point son père, médecin à la retraite, semble perdre tout sens critique face au matraquage médiatique. Il s’en ouvre auprès d’une connaissance journaliste. C’est suite à sa réponse, ironisant sur un possible complot, que le réalisateur décide de s’intéresser à la manière dont les médias disqualifient toute pensée critique en la qualifiant de complotiste.

Des experts salariés des labos

Le film débute donc en avril. Les membres du GEES, le groupe d’experts qui conseillent le gouvernement belge, envisagent déjà une campagne de vaccination à grande échelle comme seule issue possible à la crise, et prophétisent de « nouvelles vagues » à venir. Curieusement, aucun media ne semble s’intéresser aux liens de ces experts avec des sociétés pour lesquelles cette pandémie représente une colossale opportunité commerciale. Deux consultants McKinsey figurent parmi les membres du GEES, alors que McKinsey compte également parmi ses clients les labos pharma ou les grands distributeurs. Un autre de ces experts, le virologue Marc Van Ranst, rémunéré par les labos GSK, Merck et d’autres et filmé lors d’une conférence devant un think tank influent, explique benoitement sa stratégie de communication : il s’agit de se mettre totalement à la disposition des medias, puis de les instrumentaliser pour créer une atmosphère de peur, moyen très efficace de capter l’attention du public, et du gouvernement.

Les voix dissonantes, taxées de « rassuristes » ou de « marchands de déni », sont rapidement éloignées des plateaux télé. Quiconque a le malheur de poser des questions essentielles (quels sont les réels bénéfices des confinements, et pour quels coûts, en milliards mais aussi en vies gâchées ?), ou de relever des contradictions (les revirements au sujet du masque, par exemple) ne peut être que « complotiste ». Les informations contradictoires sont forcément des « fake news » – et peu importe que les journaux en soient remplis, comme cette « enfant de 3 ans mort du corona » qui fera les gros titres et dont le père révèle dans le film qu’elle souffrait en réalité d’une maladie neuromusculaire sévère depuis sa naissance. L’information ne sera pourtant jamais rectifiée et les nombreux articles sont toujours en ligne sur les sites des journaux.

« Mes amis sont devenus des pixels »

Les chiffres des décès, martelés quotidiennement, s’avèreront quelques mois plus tard approximatifs voire artificiellement gonflés (96 % des décès en maisons de repos sont « probablement » dus au Covid – ils n’ont pas été testés). En France, la chloroquine est disqualifiée après une incroyable saga médiatique– il ne saurait y avoir d’alternative aux vaccins. Bill Gates, devenu « vaccinologue » et premier contributeur privé de l’OMS, influence les priorités de celle-ci selon sa vision hygiéniste et technologique. Il ne s’en cache pas. Les comptes de sa fondation sont publics. Celle-ci arrose généreusement les laboratoires, les médias de référence (par exemple Le Monde, en France) ou les agences de presse comme l’AFP, via sa branche corporate AFP Services.

« Mes amis sont devenus des pixels. Qui a voté pour ça ? » s’interroge Bernard Crutzen durant le premier confinement, témoin comme nous tous de l’utilisation d’une crise sanitaire pour imposer un monde virtuel. Les secteurs non essentiels ont été définis sans aucun débat démocratique. Les lieux où l’on pouvait discuter sont fermés. Les médecins de terrain sont priés de se taire. En Allemagne, 2500 d’entre eux s’organisent avec des avocats pour contester la politique du gouvernement, des protestations populaires éclatent dans plusieurs capitales européennes, dont plus d’un million de personnes à Berlin – les médias en parlent comme d’une réunion de complotistes noyautés par l’extrême-droite.

Tests PCR, cycles et faux positifs

Le second confinement est justifié par l’accroissement des « cas », résultat inévitable des campagnes de tests massives : quand on cherche, on trouve. Et les tests PCR, en multipliant à l’excès les cycles, repèrent des séquelles virales plusieurs semaines après l’infection, « des cadavres de virus » comme l’explique l’épidémiologiste Yves Van Laethem, et multiplient ainsi les faux positifs.

Les algorithmes des réseaux sociaux, Twitter, Youtube et Facebook, censurent d’office toute critique des vaccins à venir, même celles provenant de scientifiques. En revanche, les groupes créationnistes ou ceux qui croient que la Terre est plate, eux, ne sont jamais inquiétés.

La docteur en biotechnologie Caroline Vandermeeren relève l’évolution du discours des médias : si au début de la crise ceux-ci, déstabilisés, relayaient toutes les infos disponibles, puis s’étaient timidement ouverts à des opinions critiques et à des points de vue divergents durant l’été, depuis novembre, les journalistes ont clairement pris position et préparent l’opinion aux mesures liberticides des gouvernements à travers une dramatisation monolithique. « Pourtant, si on rapporte les 19 500 morts du Covid en Belgique [au 31 décembre] à la population, nous avons un taux de mortalité de 0,17 %. Ceci n’est pas un apocalypse », s’étonne Bernard Crutzen.

Aucune voix discordante tolérée

En octobre, les jeunes et les voyageurs sont désignés comme étant le problème – et non l’inefficacité de la politique de santé publique. En novembre, la presse de tous les pays titre sur « les hôpitaux débordés » – en omettant de dire qu’ils le sont chaque année à la fin de l’automne, période qui voit inévitablement une augmentation des pathologies respiratoires. Pour l’avoir mentionné sur les réseaux sociaux et avoir relevé comme problèmes principaux le manque de moyens et d’effectifs, le médecin intensiviste-réanimateur à l’hôpital de Charleroi Pascal Sacré, interviewé dans le film, se fait licencier sur le champ par sa hiérarchie. Il ne saurait y avoir de voix discordante.

Alors que le seuil épidémique de la grippe est de 150 cas par jour, les experts suggèrent que pour le Covid il devrait être de 50 cas par jour seulement, seuil au-dessus duquel « aucun retour à la normale ne sera possible. » Tyrannie du risque zéro.

« Comment faire encore confiance à des parlementaires silencieux, à une administration qui bafoue le secret médical, à un gouvernement entouré de consultants privés ? » s’interroge le réalisateur en refermant son ordinateur. À des vaccins dont les fabricants ont obtenu de ne pas devoir verser d’indemnisations en cas d’effets secondaires ?

La fabrique du consentement… et la vraie crise à venir

À la fin du documentaire, Bernard Crutzen avoue sa lassitude devant cette « fabrique du consentement qui tourne à plein régime ». En maintenant la population dans la peur et le stress, et en associant cette peur avec l’inhibition de l’action par le confinement, on lui fait tout accepter, explique le médecin Pascal Sacré. Hypnose collective par la répétition de messages anxiogènes, répétition qui est la base même de la propagande.

La seule hypothèse que se permet le film n’en est même pas vraiment une. Le Covid n’est qu’un écran de fumée qui masque en réalité une crise bien plus grave. Celle du système de santé bien sûr, victime de sa privatisation rampante, saturé suite à la réduction irresponsable des investissements et du nombre de lits d’hôpitaux partout en Europe depuis une bonne trentaine d’années. Mais surtout crise systémique globale : le coût astronomique et les conséquences sociales des confinements, les milliards déversés en une année, l’endettement hors de contrôle, tout cela annonce une récession sans précèdent auquel les gouvernements nous préparent sous couvert de crise sanitaire. Et qu’on ne pourra pas leur reprocher, puisqu’ils n’auront fait que suivre les recommandations des experts.

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À propos de l’auteur

Lars est journaliste pour Le Chou Brave magazine.

Commentaires

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5 Commentaires

  1. Armelle Rouff 22 mars 2021 à 10 h 36 min-Répondre

    Merci pour cet article clair. cela fait du bien de se sentir moins seule même si heureusement de plus en plus de voix s’élèvent contre ces délires abusifs

  2. Marie 5 avril 2021 à 8 h 59 min-Répondre

    Merci pour ce partage
    Comment aider a sa diffusion ?

    • Lars 7 avril 2021 à 18 h 05 min-Répondre

      En parler autour de soir, publier sur Facebook et les réseaux sociaux (tant qu’on peut encore le faire…), partager le lien avec les amis susceptible d’être intéressés… le bouche à oreille, il n’y a que ça.

  3. Zerbetto 7 avril 2021 à 13 h 30 min-Répondre

    je suis d’accord a 100%, mais que faire???

    • Lars 7 avril 2021 à 18 h 23 min-Répondre

      Je suis comme vous, je ne sais pas… éteindre sa télévision, définitivement. Rechercher des sources d’information indépendantes. S’exprimer, s’organiser, manifester. Continuer de vivre aussi normalement que possible. Tout faire pour se maintenir en bonne santé, malgré les confinements. Tomber le masque partout où on ne risque pas d’amende. Evidemment refuser leurs vaccins, aussi longtemps que ce sera possible.

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