Complément web au numéro 4

En complément des témoignages de parents parus dans notre numéro 4, voici celui de Louis, dont nous avions parlé de l’activité de traiteur cru dans notre numéro 2 :

« On a découvert le crudivorisme lors d’une conférence où était exposée les principes de la naturopathie et de l’alimentation vivante, en mettant surtout l’accent sur le fait de manger exclusivement des aliments du règne végétal, crus. Cela a fait son petit bout de chemin. Pendant neuf mois, lorsque nous étions encore à l’université, mon amie et moi avons changé notre alimentation. Et, neuf mois après, nos routes se croisent avec cette naturopathe, j’apprends alors qu’elle fait un stage 15 jours plus tard. Ayant compris que pour arriver à faire ce « saut alimentaire » il fallait totalement réapprendre la manière de préparer les aliments j’ai sauté sur l’occasion, et suis allé faire ce stage dans le sud de la France. Cela faisait plusieurs années que je prenais déjà le temps de préparer à manger. Et à l’université, en sociologie, je travaillais sur l’alimentation bio. Donc à la fois pratiquement et intellectuellement, j’étais déjà bien orienté vers la cuisine et l’alimentation alternative.

On a appris quelques bases de naturopathie, mais c’était surtout un stage pratique sur l’alimentation vivante. Cette naturopathe qui avait bien 80 ans à l’époque était débordante de vitalité, c’est ça qui m’a convaincu que ce « radicalisme » était proche de la vérité… On a aussi constaté que l’alimentation vivante était riche et variée, délicieuse au goût et à la vue. Dès la fin de cette semaine, j’ai pu expérimenter une crise de détoxification, cela a fini de me convaincre de la véracité de ces propos et de l’importance de l’alimentation sur la santé.

On est alors passé en quelques semaines d’une alimentation traditionnelle, mais de bonne qualité, à une alimentation vivante. Pendant un temps on a alterné entre des périodes où notre vitalité augmentait et des crises de détoxifications. Au bout de deux mois, j’abandonnais l’université et décidais de faire une école de naturopathie pour approfondir mes connaissances en matière de santé et de vitalité, c’était en janvier 2010.

Au début ça n’a pas été facile au niveau familial et social, surtout que nous nous y sommes mis d’une manière radicale, convaincu du bien-fondé de la démarche. On cherchait à convaincre… on a donc rencontré des résistances et de l’incompréhension. Quelques personnes par-ci par-là étaient surprises et intéressées par notre démarche mais ça n’allait jamais très loin.

Nous avons eu un enfant il y a 10 mois. Il a été allaité et nous n’avons commencé à diversifier que depuis deux-trois mois, essentiellement en alimentation vivante, avec une petite proportion de cuit. Nous ne sommes pas non plus à 100 % alimentation vivante, nous mangeons aussi traditionnel, surtout lorsqu’on sort… Pour notre enfant, elle est née avec, c’est naturel pour elle.

Si vous voulez changer d’alimentation, suivez votre intuition ! Chaque personne a sa manière pour faire cette transition alimentaire, chacun trouve son équilibre à la vitesse qui lui convient. On peut s’aider en lisant des livres, en trouvant des personnes qui sont déjà dans cette démarche, en participant à des stages de découverte, en trouvant un accompagnant-thérapeute…

L’alimentation est la base de la vie, elle est indissociable de la spiritualité, l’une permettant l’autre. Meilleure est notre hygiène de vie, mieux on arrive à intégrer rapidement la spiritualité dans notre existence.

Tout ce chemin m’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des premiers traiteur en alimentation vivante de France. Cela fait maintenant une année que j’ai lancé mon activité qui se développe tranquillement. »

Propos receuillis par Jérémy Fourestier

 

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